
Sans Frontières d’Âge ni de Peau
47 exposants soigneusement triés sur le volet.
Parmi les 130 candidatures reçues, seules 47 ont pu être retenues, faute de place. Nous adressons nos sincères remerciements à l’ensemble des photographes qui ont manifesté leur intérêt pour ce festival et qui, pour beaucoup, trouveront leur place lors de la prochaine édition.
« Innover plutôt qu’imiter » : telle est la devise défendue par le président et coorganisateur de l’événement. L’objectif est clair : émerveiller le public, passionnés de photographie ou simples curieux, à travers une grande diversité de thèmes où l’image devient à la fois artistique et pédagogique grâce au talent des exposants.
Des hauteurs vertigineuses des buildings à la délicatesse d’une fleur, en passant par les scènes du quotidien, chaque sujet est une invitation à captiver le regard et à éveiller l’émotion. Le vœu le plus cher des organisateurs ? Offrir à chacun, petits et grands, un moment de découverte, de partage et d’émerveillement.
Gasoline
Thomas Dusch
La nuit tombe, et les stations essence s’illuminent comme des phares solitaires au bord des routes désertes. Ce sont des lieux de passage, de pause, rarement regardés, souvent oubliés une fois le plein fait. Mais lorsqu’on s’y attarde, surtout la nuit, quelque chose change.
Dans cette série photographique, j’ai voulu capter la beauté discrète de ces non-lieux. À travers mon objectif, les stations deviennent des scènes silencieuses, presque cinématographiques. Le béton froid, les néons vibrants, le vide autour… tout raconte une tension entre mouvement et immobilité.
Chaque image est un fragment de solitude, baigné dans la lumière artificielle. Les pompes, figées comme des sculptures mécaniques, attendent sans impatience. Il n’y a plus de voitures, plus de visages. Juste l’espace, l’éclairage, le calme étrange d’un endroit qui vit surtout de jour.
La nuit, ces lieux changent de fonction : ils ne servent plus, ils observent. Ils deviennent témoins silencieux de nos trajets, des traces que nous laissons en fuyant ou en rentrant. C’est dans cette absence humaine que j’ai trouvé une présence visuelle forte — presque mélancolique.

Astrophoto dans le désert d’Atacama
APO-Team Thierry Demange, Richard Galli, Thomas Petit
Astrophoto dans le désert d’Atacamaen Californie du Sud.
Créé en 2014, l’APO-Team, pour signifier Atacama Photographic Observatory, observatoire en remote depuis San Pedro de Atacama au Chili, hébergé chez Alain Maury, regroupe trois astrophotographes d’expérience : Thierry Demange, Richard Galli et Thomas Petit. Si pour Thierry et Richard leur passion de la photographie du ciel a commencé au lycée, Thomas a rejoint le groupe plus tard en faisant connaissance des deux compères au Champ du Feu en Alsace lors de nombreuses nuits passées là-haut à photographier le ciel nocturne.
Notre passion commune, photographier le ciel profond et en particulier les belles nébuleuses de notre galaxie. La richesse de nos clichés nous a même permis de découvrir sept nouvelles Nébuleuses Planétaires, validées et référencées par les astronomes professionnels eux-même.

Les Dérives du lac salé
Stéphane Louis
Les Dérives du lac salé est une série réalisée autour du Salton Sea situé dans le désert des Mojaves
en Californie du Sud.
J’étais tombé fortuitement sur cette improbable destination en parcourant le travail sur le désert
californien du photographe américain Robert Misrach. Ce dernier m’avait fasciné et entrouvert les
portes d’un nouvel imaginaire.
Je décidais de m’y rendre à vingt ans d’intervalle sur ses traces, durablement incrustées dans les
boues empoisonnées du lac.
Les 2000 km² de cultures intensives et la nature géologique du lac et ses alentours sont en effet à
l’origine d’un sinistre écologique de grande ampleur. Saturé de phosphates et de pesticides, le lac est
à l’agonie, forçant ses habitants à en quitter les rives, conférant commerces et habitations aux
éléments hostiles. Des années fastes ne subsistent que ruines rongées par le sel, ensevelies
partiellement par les caprices lacustres.
De mes trois passages successifs, j’en rapportais un portfolio d’une sereine et inquiétante esthétique,
à la fois allégorique et, dans un sens figuré, dystopique.

À l’origine
Stéphane DENIS
Toute la Vie découle de ces quelques molécules…
Certaines ont même été retrouvées au sein de météorites.
Les 20 acides aminés qui composent les protéines cristallisent et forment de petites figures abstraites, colorées, qui se révèlent sous l’éclairage polarisé, et agrandies par l’objectif du microscope. Ces photos sont une invitation à la contemplation, un support à l’imagination et à la rêverie.

The Jazz Club
Serge Heimlich
Dans une ambiance rappelant les clubs de jazz enfumés, portraits de musiciens de jazz et blues, dépassant le simple reportage en sublimant les expressions des musiciens, l’émotion du moment.

Souviens toi !
Claude fabiani
On a tous une histoire avec un banc, souviens-toi quand tu étais petit plus une rencontre un baiser, des moments de joie, « Souviens-toi » cette série va chercher le visiteur à s’approprier les photos para port à sa propre histoire.

Regards en sursis
Sébastien SCHMIDT
La Volerie des Aigles, Kintzheim
Dans les hauteurs du château de Kintzheim, un face-à-face silencieux s’installe.
Devant l’objectif, des oiseaux majestueux : aigles, faucons, vautours. Leurs regards, saisis dans une lumière fragile, semblent nous interroger.
À travers cette série de portraits, j’ai cherché à capturer l’intensité de leurs yeux. Des regards à demi voilés, où se devine une histoire plus grande que nous : celle de la survie d’espèces menacées.
Fiers et imposants, mais aussi vulnérables, ces oiseaux incarnent un paradoxe saisissant : la puissance de la vie sauvage et sa fragilité extrême.
Chaque portrait devient une invitation à réfléchir à notre lien avec la nature.
Observer ces yeux, c’est entrevoir l’urgence de préserver ce qui reste, avant que le silence ne l’emporte.

Le souffle des choses
Evelyne Derquennes
Dans cette abstraction, on pourrait croire à un paysage, une topographie, une fiction.
Mais la photographe sait : la beauté est souvent à portée de main, dans les matières les plus simples.
Son regard transforme une structure en un monde.
Elle sait attendre jusqu’à ce que la ligne devienne mouvement, que la couleur devienne émotion.
Aucune IA ne peut ressentir ce frisson-là :
celui qui traverse la photographe au moment où elle comprend — enfin — qu’elle tient l’image.

Reflets
ROBERT KLAUTH.
Dans le silence feutré de la nature, les animaux s’approchent timidement de l’eau. Le reflet parfait se dessine à la surface, créant une image presque irréelle, un face à face entre l’animal et son double.
Des scènes, figées par l’objectif, capture un instant d’équilibre fragile entre mouvement et quiétude.

L’enfance en liberté
Cyrielle HELLEPUTTE
À travers cette série, je capture la joie brute, l’insouciance et la complicité de l’enfance.
Ces instants volés mettent en lumière la spontanéité des tout-petits en mouvement, dans
un décor chargé d’histoire, contrastant avec leur fraîcheur et leur énergie. L’esthétique en
noir et blanc renforce l’intemporalité de ces jeux simples, universels

inde : Fragments de vie
ERNST Pauline
L’Inde, avec ses couleurs vibrantes, son effervescence et ses contrastes, se dévoile dans les ruelles animées. Plongée au coeur de ce pays foisonnant, j’ai eu le temps de m’immerger dans ce nouvel environnement, loin des villes occidentales. Du nord au sud, j’ai parcouru les kilomètres pour découvrir la magie de ce pays. Ces villes surpeuplées sont le théâtre de scènes de vie simples mais intenses. Munie de mon appareil photo, j’ai voulu capturer l’essence de la vie urbaine et rurale, où traditions et modernité s’entrelacent. A travers cette exposition, plongez aux coeur des rues indiennes et je vous invite à découvrir les instants de vie saisis sur le vif. Chaque photographie raconte une histoire : un geste du quotidien, une scène anodine qui dans sa simplicité, révèle toute la richesse et la diversité de la culture indienne. Elles mettent en lumière la résilience, la grâce et la force de la population indienne.

FRAGMENTS GOURMANDS
Pierre Olivier BEAULIEU
Après la réalisation de séries totalement noires ou entièrement blanches ; la nouvelle série « Fragments Gourmands » est constituée d’éléments alimentaires minimalistes dans des contenants blancs et noirs dont la séparation est faite par des formes géométriques.
Des touches végétales et florales viennent ajouter couleurs, émotions et surprises dans ces compositions.
Fragmenter les assiettes ou la photo par des formes géométriques m’a permis de prolonger celles-ci dans le passe partout afin de renforcer la symbiose des œuvres créées.

AR CHI MUSIQUE
PHILIPPE SIMON
De tous les arts, l’architecture et la musique sont à la fois les
deux arts les plus opposés.
L’une est matérielle, concrète, quand l’autre est immatérielle et impalpable. Elles sont proches, car elles sont toutes deux les disciplines de l’espace et du temps. En effet, l’architecture se déploie dans l’espace mais ce n’est qu’à travers le temps et le mouvement que l’on peut percevoir ses objets et appréhender ses espaces. De son côté, la musique se déploie dans le temps, car sa structure est essentiellement chronologique, mais ce n’est qu’à travers l’espace que l’on peut la percevoir. De plus, une architecture a toujours une qualité sonore qui lui est propre, par sa forme et ses matériaux, qui lui confèrent ses caractéristiques acoustiques, et une musique peut être perçue comme étant déjà un espace en soi. Les deux interagissent d’une manière complexe : l’architecture, par son acoustique, façonne la musique, et la musique lit l’espace. Cette série de collages numériques est en quelque sorte un hommage à l’architecture et à la musique, qui pour moi sont deux arts majeurs. Je vous invite à un voyage ou vos yeux entendrons la musique qui se joue dans les lignes tout en restant silencieuse. A travers le rythme, les nuances, les harmonies et les variations, vous y verrez que la musique est l’âme de la géométrie et de l’architecture… ..

URBEX
Philippe GUILLOUD
L’urbex, ou « exploration urbaine », est une activité qui consiste à explorer des lieux abandonnés ou désaffectés en milieu urbain ou autres. Ces endroits peuvent inclure des châteaux, des manoirs, des maisons, fermes, des usines désaffectées, des écoles fermées, des hôpitaux abandonnés, des bâtiments industriels ou tout autre site désoccupé. L’urbex a pour but principal la découverte, la photographie et la documentation de ces lieux souvent empreints d’histoire et de mystère.
Cette pratique demande souvent de la discrétion et du respect, car beaucoup de sites sont privés ou dangereux. L’urbex permet de révéler des espaces oubliés du grand public et de préserver un témoignage visuel de leur état avant qu’ils ne disparaissent complètement..

Sur la Vague de l’Eisbach
Myriam CAFFART
Au cœur de la Bavière, sa capitale Munich cache un secret.
Surgissant de la terre, la Vague défie les surfeurs citadins.
Tandis qu’ils s’élancent et glissent, la photographe saisit l’instant.

Ndsm Wharf Amsterdam
Benoît KOENIG
À la pointe nord d’Amsterdam, NDSM Wharf se dresse comme un vaste terrain de contrastes, une friche industrielle devenue laboratoire vivant. Ancien chantier naval, ses hangars immenses portent encore la mémoire du fer et des rivets, des navires lancés vers l’horizon. Mais aujourd’hui, les coques rouillées se sont transformées en toiles pour les graffeurs, les grues en sculptures monumentales, et les murs en galeries à ciel ouvert.
Ici, le temps semble flotter entre passé et futur. Le béton fissuré dialogue avec les couleurs vives des fresques, les containers recyclés deviennent cafés, ateliers ou refuges artistiques. Le silence des machines disparues a laissé place aux voix multiples : musiciens, peintres, voyageurs de passage.
NDSM, c’est l’âme brute d’Amsterdam, une respiration alternative, un espace où l’imagination s’autorise toutes les audaces. On s’y perd comme dans un décor de science-fiction, entre métal, vent du large et éclats de vie. C’est un lieu qui ne se visite pas seulement : il se vit, il s’expérimente, comme une parenthèse hors du temps où la ville se réinvente
Riedman Photographie

Juste de passage
Monique POIRRIER
Imitant la technique de l’aquarelle qui laisse place au vagabondage de l’esprit, j’ai utilisé mon appareil photo comme un pinceau évoluant dans l’espace afin de traduire la perception fugace de l’humanité qui ne fait que passer dans des lieux qui nous semblent d’une splendeur fragile, éternelle et immuable.
J’ai choisi la mer comme fond d’histoire car la mer représente toujours un rêve de voyages qui nous transporte en état de méditation et de contemplation mais aussi parce que la mer peut être un lieu empli de mystères, d’interrogations, parfois de disparitions …
Il en résulte une série d’images vaporeuses, harmonie de l’homme dans ce paysage comme le regard flou des souvenirs de l’enfance, comme une histoire d’amour où les rencontres s’effacent doucement, comme les poussières du temps qui s’évaporent, et finalement comme le simple passage de l’Homme sur la terre !

Le Japon.
Minh Thuyen
Je suis fasciné par l’équilibre subtil que le Japon entretient avec la tradition et la modernité. Avec mes photographies, je souhaite mettre en lumière le dialogue entre les temples séculaires et les gratte-ciel futuristes. Chaque bâtiment raconte l’histoire d’un peuple qui respecte ses coutumes, qui se souvient de ses racines et qui se tourne sans peur vers l’avenir. Le bois, la pierre, le verre et l’acier se rencontrent pour créer une harmonie inattendue. Les lignes pures des sanctuaires anciens résonnent avec l’audace des architectures urbaines ultra modernes. J’ai cherché à capter la sérénité des espaces traditionnels et l’énergie vibrante de la mégapole japonaise. Mon objectif est de montrer que ces contrastes ne s’opposent pas, mais se complètent et s’enrichissent mutuellement. L’architecture japonaise est pour moi une leçon sur le temps qui passe, le respect et l’innovation.

Figures de passage
Alfred BLAESS
Une silhouette traverse le cadre, ou peut-être flotte-t-elle entre deux mondes.
Son corps est étiré par le temps, déformé par le geste. Elle n’a ni visage ni contours, seulement une trace… une présence effacée.
Le mouvement de l’appareil semble hésiter, osciller, comme une main qui tremble au moment de dire adieu.
La nuit, la pluie, la foule deviennent mes matières premières.
Chaque exposition lente est une sorte de chorégraphie involontaire : les passants ne posent pas, ils traversent.
Leur présence devient trace, empreinte, résonance.
Ce n’est pas eux que je photographie, mais leur passage
On regarde ces photos comme on écouterait une voix derrière une porte fermée. Et dans ce silence visuel, quelque chose reste…
Pas une image. Une impression.

Florilège
Maurice Hirsch
L’idée de photographier des fleurs prises dans la glace vagabondait dans ma tête depuis longtemps. Les restrictions de déplacements durant le covid m’offraient l’opportunité d’y consacrer le temps nécessaire. La réalisation de cette série photographique allait me réserver son lot de surprises et de difficultés m’incitant à renouveler l’expérience avec diverses fleurs de mon jardin. Comme la beauté des fleurs ne saurait être un état figé, j’ai été témoin d’instants uniques qu’un rien pouvait changer. De chaque fleur est née une révélation de texture de couleur de lumière. Par essence, la beauté est un état d’être, un état en lien avec la source même de la Création.

Abstraction Urbaine
Carlo RUGGERI
Je vous propose de découvrir ces abstractions à travers la technique que j’ai découverte en décembre 2017.
Elle consiste à sur-impressionner, à la prise de vue, plusieurs photos d’un détail d’architecture en appliquant entre chaque vues une rotation du boitier combinée avec l’utilisation de caches.
Il en résulte une photo unique à la sortie du boitier.
Seuls les réglages classiques de contraste, couleur et luminosité sont utilisés en post-production.

Perspectives Animales
Virginie MESSEMER
Cette série développe une approche engagée mêlant narration visuelle et critique sociale. Fascinée par les tensions entre nature et béton, je compose des mises en scène où l’animal incarne nos dérives contemporaines. Elle détourne les codes pour en faire des images puissantes, à la frontière du réel et de l’allégorie. Mon travail interroge l’impact de l’homme sur le vivant, dans une esthétique à la fois brute et poétique.

Portraits du Ladakh
UNSINGER Claude
Le Ladakh, une région de cols de haute montagne, se distingue par sa beauté montagneuse dramatique et est reconnu pour ses monastères et stupas de haute altitude. Le Ladakh est située dans les chaînes du Grand Himalaya, dans le nord de l’Inde.L’Altitude du Ladakh varie entre 2 750m et 7 700m. Le Ladakh est souvent désigné comme le « Petit Tibet » en raison de sa proximité géographique et des liens étroits avec la culture tibétaine.Les photographies sont une image des habitants, jeunes et moins jeunes, dans leur environnement quotidien. Les moines, dans les monastères, vous accueillent avec le même sourire et toujours avec une tasse de thé au beurre salé. Ils nous permettent toujours de les photographier même pendant la cérémonie religieuse.
Les photographie ont toutes été prises avec le consentement des personnes..

INternUS Lux
Cédric GEYER
Lueur interne en latin, Internus Lux, fait référence aux appellations scientifiques de la classification des êtres vivants, mais en portant le regard sur cette lumière que nous possédons chacun en nous (IN US).
Ces images sont un pont entre les gravures anciennes de traités de botanique et les herbiers plus modernes.
Entre l’imaginaire et le réel, ces images montrent une autre facette des plantes que l’on ne prend pas le temps de regarder .
Les prises de vues ont été réalisées in situ, sans lumière artificielle, sur des plantes qui ont subi les attaques de l’hiver.
Le traitement noir et blanc met l’accent sur les textures et courbes infinies que nous offre la nature

Botswana, mammifères en nuances de gris
THIMISTER Claudine et Philippe
Le Botswana, paradis de nature, est la destination la plus sauvage pour les safaris animaliers.
Nous avons choisi la technique de la piézographie pour imprimer en noir et blanc et vous présenter quelques-uns de nos clichés d’animaux emblématiques.
Le procédé d’impression Piezography PRO® est le premier système d’impression numérique noir et blanc avec encres pigmentaires au charbon offrant une qualité inégalée pour le tirage d’art en noir et blanc.
Les détails reproduits dans les ombres et les hautes lumières égalent le rendu obtenu avec les procédés argentiques traditionnels à base d’argent ou de platinium.

Italie rurale, un autre regard…
Manuela Lienhard
À travers mon objectif et mes séjours en Italie, terre de mes origines, je vous invite à découvrir un pays authentique, loin des clichés. Entre portraits marqués par la vie, traditions vivantes, cuisine familiale et champs d’oliviers, chaque image révèle une harmonie fragile entre nature, passé et valeurs humaines.

Madère, terre de caractère
Kevin Tadej
Madère, île perdue dans l’atlantique, volcanique par nature.
La météo y est tout aussi capricieuse que ses entrailles.Les côtes déchiquetées par les vagues, par le vent et par la pluie forgent le caractère de
cette île merveilleuse.
Avec cette série de paysages grandioses, Kevin TADEJ a voulu transposer l’ambiance de cet endroit unique grâce à la technique de la pose longue.
Comme pour apaiser l’humeur capricieuse du lieu.

Poésie urbaine
Lionel Planès
J’ai toujours été fasciné par les ramures dépouillées des arbres et la fine silhouette qu’elles dessinent sur le ciel pâle des mois d’hiver. Il y a quelques années, dans un parc parisien, j’ai capturé une scène dans laquelle les branchages.

Serie Douceur
Froehly Thibaut
Thibaut est artiste photographe et enseignant en photographie. Né en 1987, il vit en Alsace.
Sa démarche photographique est une réponse à un appel, une quête initiatique. En observant et en photographiant la nature, il se questionne et trouve du sens qu’il exprime de manière symbolique et poétique dans ses oeuvres. Faisant rimer Lumière et Mystère, elles offrent plusieurs niveaux de lecture au spectateur.
Son travail est organisé en séries, correspondant chacune à une étape de son cheminement. Interrogeant nos origines, notre identité et notre destination, elles prennent des colorations et des formes très différentes, de la figuration jusqu’à l’abstraction.

Hell’s Frames
Luc Schroll
Cette série saisit l’âme brute du Hellfest, quand la cité médiévale de Clisson s’embrase chaque année sous le signe du métal. Entre riffs déchaînés, houblon, ambiance festive, flammes et décors infernaux, chaque image capture l’énergie d’une expérience musicale hors norme. Une immersion visuelle où l’humain se fond dans le feu sacré du festival.

Lux Tenebris
Karine BERNARDOUX
« Lux Tenebris » qui signifie littéralement « la lumière dans les ténèbres », fonctionne en
binôme
et explore la dualité fondamentale de l’existence : l’ombre et la lumière, l’éphémère et l’éternel, la fragilité et la résilience. Cette série de macrophotographies plonge au cœur de l’infiniment petit, révélant un univers secret où les contrastes jouent à dessiner les contours de la lumière et de l’obscurité.

Mission Espoir
Jessy Hoffmann
En 2023, je décide de quitter tout ce que j’ai en France pour partir vivre 6 mois au Zimbabwe. Un séjour qui me fera vivre des expériences inoubliables et qui me permettra de gagner énormément de connaissance en photographie. Ces 6 mois, vécus en immersion avec la nature, ont été une vraie prise de conscience pour moi concernant les enjeux auxquels la faune sauvage fait face. Je ressens l’envie et le besoin de mettre ma pierre à l’édifice et de participer de manière active à la conservation de la faune sauvage.
La photographie devient alors, à mes yeux, un moyen de sensibiliser le public à la
conservation à travers l’art. Faire voyager pour leur montrer la beauté du monde qui nous entoure, les éduquer sur des problématiques dont ils n’ont peut-être pas conscience, et mettre en avant des espèces qui en ont besoin, tel est le but de ma démarche
photographique

Lumières éphémères
Jérôme Tuaillon
Les photos que j’expose offre une promenade poétique à travers les saisons, des fleurs sauvages aux champignons. La lumière délicate et changeante, y dévoile la magie d’un monde discret. Chaque image, capture une atmosphère, une émotion. Quatre années ont été nécessaire
pour composer ce voyage sensible et contemplatif .

Trente photos pour raconter l’Amérique et soi-même
Jean-Christophe ROMERA
Pour ses 50 ans, Jean-Christophe s’est offert un cadeau hors norme : un road trip solitaire à travers les États-Unis. Plus qu’un voyage, une quête. Yosemite, les séquoias, l’immensité des paysages : derrière l’objectif, il cherchait autant l’image que le sens.
De son périple, il a rapporté trente photographies. Elles témoignent de son regard sur l’Amérique, mais surtout d’un parcours intime, entre deuil, renaissance et sérénité retrouvée. Un projet qu’il souhaite partager autrement qu’à travers une exposition classique : comme un dialogue, une rencontre avec les autres.

FÉERIE ÉLECTROLUMINESCENTE
Jean MERCKLÉ
Les LED ou diodes électroluminescentes sont partout et en nombre ! Mais d’où viennent-elles ?
Simples en apparence mais d’une géniale complexité, leur parcours historique depuis plus d’un siècle est exceptionnel. La découverte du phénomène (H. J. Round 1907), les 1ère fabrications industrielles fin des années 60 puis l’obtention des LED bleues durant les années 90 ont ouvert la voie aux LED blanches et à l’éclairage en ce début de XXIe siècle supplantant par là, l’incandescence. Leur touche esthétique est mise en avant ici.
Avec cette série, je propose une approche grandeur nature de leur évolution et cela en deux temps. Sur les quatre premières photos, les LED telles qu’apparues à partir des années 70 en guise d’indicateurs avec formes, tailles et couleurs teintés de nostalgie…
– Ordonnancement rouge – Translucidité verte – Panaché – Phosphore & Blanc –

POESIE RURALE
Isabelle Alt
La poésie est une façon de regarder le monde autour de soi, de s’éveiller à sa beauté éphémère et fragile.
Soulignée par la lumière, cette beauté se lit dans le ciel, sur les murs, sur les fleurs, dans les arbres, comme une résistance silencieuse à l’effet inexorable du temps qui passe.
Pour cette série, mon regard s’est posé sur les paysages ruraux d’Alsace et d’Ardèche, mes deux terres d’adoption, à la recherche de ce silence apaisant, loin d’une société de plus en plus paradoxante, où rêve et oisiveté n’ont que peu de place.

Autocars d’Antan
Marcel GUTTER
Une balade en moto me fait découvrir ce site remarquable. Revoir ces véhicules me remémore le passé pourtant pas si loin que ça. Mais la rencontre inopinée avec le propriétaire intarissable sur le sujet qui me raconte les anecdotes vécues par ces bus comment ils ont été dénichés, rapatriés, stockées en attente de restauration.
Il me fait découvrir des pépites cachées à l’abri des regards dans son hangar. Une fois restauré à l’origine un bon nombre d’entre eux serre pour des tournages de films, des documentaires (Emile Louis), balades diverses etc…

Le Mercantour en automne
Evelyne JARDOT
A travers cette série, j’ai choisi de vous faire découvrir le Mercantour en automne, une saison que j’affectionne particulièrement par la diversité des couleurs et ambiances.
Tantôt vous cheminerez tranquillement au milieu des forêts de mélèzes , longerez un joli petit torrent pour finalement découvrir une belle cascade. Tantôt des langues de brume s’étireront . Puis le ciel se chargera et le soleil jouera à travers les nuages. A un autre moment encore, le sentier serpentera et vous mènera dans un vallon qui n’en finit pas. L’ ambiance orangée des sagnes (tourbières) vous surprendra et vous pourrez pousser vos pas jusqu’à quelques lacs qui commencent à geler car, oui, il ne fait pas chaud

Rose
Lisa KLAUTH
Le parc ornithologique du Pont de Gau, situé au cœur de la Camargue, est un écrin unique où la nature se donne à voir dans toute sa splendeur. Véritable sanctuaire pour les oiseaux, il offre un cadre privilégié pour observer de près les flamants roses, majestueux emblèmes de la région. Entre marais scintillants, étangs paisibles et roselières bruissantes, le site réunit tous les éléments nécessaires à leur bien-être : des eaux riches en nourriture, des zones protégées propices à la nidification, ainsi que de vastes espaces favorisant leur reproduction et leurs rassemblements spectaculaires.
Loin d’être seulement un lieu d’observation, le Pont de Gau est une rencontre intime avec la vie sauvage. On y perçoit les couleurs changeantes du plumage des flamants selon les saisons, leurs danses gracieuses au moment des parades nuptiales, et le ballet incessant de leurs envols collectifs qui embrasent le ciel de teintes rosées. Le visiteur devient alors témoin d’un cycle de vie ancestral, préservé par ce havre naturel où se mêlent silence, beauté et fragilité.

Dans la vie de ces gens-là… au fil de l’eau de rue, capturer l’imprévu
David Zaro
« Dans la vie de ces gens-là…au fil de l’eau » est une collection éclectique de tranches de vie glanées ça-et-là. En quête permanente de ces petits instants où l’imprévu peut surgir à n’importe quel moment, il me plaît de battre le pavé pour les saisir en plein vol au détour d’une rue ou bord d’une plage.
Ce travail est un hommage à la photographie humaniste que pratiquaient à merveille les illustres photographes de la moitié du XXème siècle et avec lesquels j’ai tant appris. Une photographie qui s’intéresse aux gens ! »

Regard croisé en terre des ours
Daniella & Bruno Lienard
Le Svalbard, terre d’extrêmes et de contrastes, mais aussi terre d’émerveillement.
Nous arpentons le royaume de l’ours polaire, transportés loin de nos repères.
Seuls les grands espaces s’offrent à nous.
À 80° nord, la magie opère.
Le seigneur des lieux nous attend,
tranquillement posé sur la banquise.
Les étoiles brillent dans nos yeux, à jamais.
Une exposition originale retrace ce voyage,
avec des images qui glissent de la couleur au noir et blanc,
dans un jeu de transitions où le rêve se fait visible.

Beautés éphémères
Doris Chataigné
Ce que nous voyons ici a déjà disparu et ne sera plus.
Plusieurs hivers durant, j’ai attendu avec impatience des températures négatives pour
faire des photos de glace.
J’ai alors découvert un univers d’œuvres d’art abstraites et uniques, façonnées par le plus
créatif des artistes – la nature !
Au-delà de sa beauté rayonnante et multiple, c’est le caractère éphémère de la glace qui
rend ces créations encore plus précieuses.
La glace nous rappelle que toute vie suit le cycle de la nature et subit une perpétuelle
mutation.
Ces images sont aussi une invitation à apprécier le moment présent et à s’ouvrir à la
beauté omniprésente qui nous entoure..

La beauté des Vosges
Damien GUIOT
Ces montagnes familières, aux lignes douces et puissantes, s’offrent dans des instants fugaces, presque insaisissables. Ici, la lumière n’est jamais la même deux fois : elle glisse, se brise, se cache et renaît, dessinant des atmosphères éphémères qui appartiennent à celui qui sait les contempler. Dans ce jeu de voiles et de clartés, chaque minute devient un tableau mouvant, une scène fragile dont la beauté se mesure à sa brièveté.
Ce sont ces instants-là qui nourrissent mon imaginaire. Une brume qui s’accroche au flanc des forêts, un rayon doré qui perce entre deux nuages, l’ombre bleutée d’un vallon encore endormi… Les Vosges ne se donnent pas en un seul regard : elles chuchotent, elles suggèrent, elles laissent place au rêve.
Ces paysages, je les porte comme une mémoire intime. Ils sont à la fois ancrage et évasion, racines profondes et souffle d’ailleurs. Dans la fugacité des lumières, je retrouve l’essence même de la photographie : capter ce qui passe, traduire l’invisible, offrir au regard ce qui, autrement, se dissoudrait dans le temps..

Strasbourg illuminé
Philippe Klukaszewski
C’est au détour d’une sortie entre photographes que cette série est née. D’abord simple exercice technique, la photo de nuit est vite devenue pour moi une véritable exploration sensorielle. Sortir de ma zone de confort, apprivoiser la lumière urbaine, attendre le bon reflet : peu à peu, Strasbourg s’est offerte sous un nouveau visage.
Entre la Petite France et la place de la République, j’ai parcouru la ville à plusieurs reprises, cherchant à capter ses nuances nocturnes. La chaleur des lampadaires, les reflets sur l’eau, les façades baignées d’or ou de bleu froid… Chaque nuit offrait une atmosphère différente, une émotion singulière.
De jour, Strasbourg révèle son patrimoine ; de nuit, elle se réinvente. Ses lumières dessinent d’autres contours, ses ombres racontent une autre histoire. Strasbourg illuminé est une invitation à redécouvrir la ville autrement — à travers la lumière, le silence et le regard qui s’attarde.

Écho — Ce que la mer a laissé
Rémy Foessel
Les marées ont retiré leur souffle, laissant derrière elles un cimetière tranquille.
Ici, les coques se creusent, les tôles se plissent, le sel dévore lentement la mémoire.
Chaque épave raconte un voyage terminé, un nom effacé, un sillage disparu.
Mais parfois, l’un d’eux attire la lumière différemment — un graffiti, une tache vive, un éclat de jaune sur le bois vert.
Comme si la main d’un autre avait voulu sauver un fragment de vie dans la décomposition.
Je photographie ces épaves comme on écoute un murmure ancien.
Elles ne parlent plus de navigation ni de pêche, mais du passage du temps, du poids des saisons, de la beauté du déclin.

La porte du large
Joël Gloriot
Entre deux parois de granit, il retrouvait toujours la Bretagne qu’il aimait : farouche, lumineuse, tissée de vent et de sel. Les rochers dressés au large semblaient des géants endormis, veillant sur la mer transparente. Dans une fissure, quelques fleurs bleues s’accrochaient à la vie comme un clin d’œil du paysage.
Il leva son appareil : non pour saisir l’image, mais pour remercier ce lieu fidèle, qui lui ouvrait chaque fois une porte vers l’infini. Ici, il se sentait chez lui.

Un road trip au Pays-Bas
Benoit Hauss
loin des clichés traditionnels : moulins à vent, champ de tulipes, canaux…, passé à arpenter les grandes villes et photographier la rencontre entre innovation et tradition architecturale.
Amsterdam : pour les explorateurs curieux qui souhaitent voir la ville sous un autre angle que celui des canaux et des musées, le chantier naval NDSM est un endroit à découvrir.
La Haye : où l’architecture la plus contemporaine côtoie des bijoux d’art nouveau.
Rotterdam : reconstruite au lendemain de la seconde guerre mondiale affiche aujourd’hui une architecture contemporaine et audacieuse à l’image de son élégant pont suspendu Erasmus, de ses étonnantes maisons cubiques Kijk-Kubus, de son marché couvert en forme d’arc, le Markthal.
Almere : construite sur un polder à partir des années 1970, elle propose aux architectes en herbe et amoureux de l’immobilier une visite de ses rues et monuments à l’allure avant-gardiste.
Dans toutes les villes, les reflets, les façades aux formes improbables… sont un vrai terrain de jeu pour photographe.


Explorez nos conférenciers
Nos conférenciers sont des photographes passionnés, explorateurs du réel et capteurs d’instants rares. À travers leurs récits vibrants et leurs images puissantes, ils partagent bien plus qu’un savoir-faire : une vision du monde, une manière de regarder, d’attendre, de révéler. Chaque conférence est une immersion dans leur univers, une invitation au voyage, à la découverte, à l’inspiration. Rejoignez celles et ceux qui font de la photographie un art de vivre et un langage universel.


Un immense merci, d’ores et déjà, à toutes celles et ceux qui franchiront nos portes, curieux, passionnés ou simplement en quête d’émotions. Merci aussi pour l’intérêt porté à nos exposants, véritables artisans de lumière et de mémoire. Grâce à vous, ce week-end culturel s’est imposé comme un rendez-vous incontournable au cœur du Centre Alsace.
