TRAVEL PHOTOGRAPHER

Les photos sont des fragments de savoir.

Elles fixent un regard, un instant, une vérité que les mots ne suffisent pas toujours à dire.
À travers l’image, on transmet une expérience, une émotion, une manière de voir le monde.
Partager une photographie, c’est tendre la main :
pour raconter, pour éveiller, pour apprendre ensemble.
Chaque cliché devient une mémoire offerte,
un savoir en mouvement,
un lien entre les êtres.


STRASBOURG

360° Ponts couverts Strasbourg

Une immersion au cœur du silence urbain

J’aime me rendre à Strasbourg quand la ville est calme, souvent la nuit, pour y photographier ces instants suspendus. Pour ce projet, 360° Ponts Couverts Strasbourg, j’ai choisi un seul point de vue, dans une approche minimaliste et méditative, que j’ai partagée avec mon groupe d’initiation à la photographie, dans le silence et l’attention à la lumière.


Strasbourg en lignes et silences
Fragments architecturaux en noir et blanc

Dans Strasbourg en lignes et silences, je capte l’architecture par fragments, à travers des détails discrets et des jeux d’ombres. Le noir et blanc me permet de révéler l’essentiel : lumière, texture, structure. Ma démarche est lente, intime, loin des clichés touristiques. Je cherche à raconter la ville autrement, dans sa beauté silencieuse et la mémoire que portent ses murs


Explorations nocturnes
A la lueur des lampadaires

La nuit venue, je pars seul explorer la ville, guidé par la lumière des lampadaires. Je déambule sans itinéraire précis, attentif aux jeux d’ombre, aux lignes d’architecture et aux scènes de vie urbaine. Ces explorations nourrissent mes ateliers d’initiation à la photo de rue. J’y cherche des ambiances propices à l’observation lente, à une écoute attentive du rythme nocturne. C’est cette approche que je transmets : apprendre à ralentir, à se laisser surprendre, à lire la lumière avant même de penser à déclencher.

Pays-Bas, en traversée

À la découverte du NDSM-Wharf – Amsterdam autrement

En tant que photographe, j’aime m’éloigner des clichés et explorer des territoires inattendus. Lors d’un road trip aux Pays-Bas, je me suis laissé attirer par une facette moins connue d’Amsterdam : le quartier du NDSM-Wharf. Cet ancien chantier naval, reconverti en un lieu créatif et brut, m’a offert un terrain visuel saisissant. Entre les friches industrielles, les containers transformés en ateliers et les fresques géantes, chaque détail m’inspirait.

Le point culminant de ma visite fut le STRAAT Museum, entièrement dédié au street art. Là-bas, j’ai trouvé une matière vivante, une énergie visuelle qui déborde des murs. C’était l’occasion parfaite de capturer une Amsterdam différente – rebelle, libre, en perpétuel mouvement. Un lieu où la ville devient œuvre et le regard, explorateur.


Amsterdam autrement – NDSM-Wharf, cœur battant de Kunststad

Lors de mon road trip aux Pays-Bas, j’ai découvert un Amsterdam différent, loin des sentiers battus, dans le quartier méconnu du NDSM-Wharf, au cœur de Kunststad, « la ville de l’art ». Ce vaste entrepôt industriel est devenu un véritable terrain de jeu créatif, où l’art s’exprime librement sur chaque mur et chaque recoin. En tant que photographe, j’y ai trouvé une énergie rare, mêlant chaos et beauté, qui m’a offert une expérience unique : capturer l’instant vivant d’un lieu brut, en pleine effervescence. Pour moi, Kunststad incarne Amsterdam dans sa forme la plus authentique, un espace de création et de résistance où la photographie se transforme en exploration sensorielle.


Amsterdam la nuit – À la recherche de l’authentique

À Amsterdam, c’est la nuit que je ressens le plus intensément la ville. Seul, je me promène loin de l’agitation touristique, à la recherche d’instantanés authentiques : silhouettes, lumières vacillantes, reflets sur les canaux. La nuit adoucit le chaos, révèle les détails, et fait de chaque scène un moment fragile et unique. Photographier Amsterdam by night, pour moi, c’est capturer cette beauté discrète, cette âme secrète que la ville murmure dans ses silences.

Zaanstad – Quand l’architecture raconte le paysage

En tant que photographe, je suis venu à Zaanstad pour saisir l’équilibre fascinant entre tradition et modernité incarné par l’Inntel Hotel. Ce bâtiment unique, au cœur d’un quartier en mutation écologique et urbaine, est pour moi un symbole vivant où s’entrelacent mémoire, innovation et nature. Mon objectif était de rendre visible cette tension, cette énergie créatrice qui fait de la ville un lieu à la fois beau et porteur d’avenir

IJburg, la ville sur l’eau

IJburg, c’est un rêve urbain posé sur l’eau. Cette île nouvelle d’Amsterdam déploie ses lignes modernes, ses ponts élégants et ses maisons lumineuses au-dessus des canaux calmes. En marchant, je découvre un équilibre rare entre la nature préservée et l’architecture audacieuse, où chaque reflet sur l’eau raconte une histoire de rencontre entre ciel, terre et béton.

Photographier IJburg, c’est capturer ce dialogue fluide entre l’homme et son environnement, entre le design contemporain et le souffle apaisant de l’eau. Ici, l’espace s’étire, les perspectives s’ouvrent, et chaque coin semble inviter à une pause, à une respiration visuelle.

Errances à Rotterdam : la fin inattendue d’un road trip

Mon road trip ne pouvait pas se terminer sans que je m’égare un moment dans Rotterdam. Cette ville, avec ses contrastes audacieux et ses architectures emblématiques, m’a happé bien plus longtemps que prévu. Chaque coin de rue semblait raconter une histoire, chaque bâtiment incarnait une énergie brute et moderne. Errer dans Rotterdam, c’était plonger au cœur d’un paysage urbain vivant, où le passé industriel dialogue avec l’avenir. J’ai capturé ces instants fugaces, ces angles inattendus, ces vibrations uniques qui font toute la singularité de la ville. Rotterdam m’a offert une dernière halte inspirante, une étape essentielle avant de reprendre la route.

Fragments d’ailleurs

L’écho des forges – Völklingen

Entrer dans le musée de Völklingen, c’est marcher dans une mémoire encore vibrante. Les poutres, les machines, les couloirs sombres portent l’empreinte des hommes : leurs gestes, leur fatigue, leur souffle mêlé au feu et au vacarme. Aujourd’hui, le silence résonne de leurs voix passées.

Avant de photographier, je m’imprègne. Je pense à ces temps où l’on n’avait que trente-six poses, chaque déclenchement comptait, chaque cadrage était une décision. Les images granuleuses, imparfaites, racontaient sans fard. Pas de retouche, seulement le regard et l’accident assumé.

Alors, à Völklingen, je photographie comme hier : j’accepte l’ombre, le bruit, le flou. Car ce lieu, jadis usine, aujourd’hui patrimoine de l’UNESCO, ne livre plus d’acier, mais il forge encore des émotions. Dans mes clichés, je veux faire vibrer ce paradoxe : le silence actuel qui garde l’écho des forges.

La mer, aux alentours de Plouhinec, dans le Finistère

J’aime prendre mon temps. Je photographie en ce qu’on appelle la pose longue : la lenteur des vagues devient alors visible, presque palpable. Je me pose sur une plage, sur les roches ou encore au bout d’une jetée, peu importe la météo. Je post-traite mes images dans une tonalité dramatique, car la mer, si belle, peut aussi devenir un danger.

Une fois de plus, je sors des sentiers battus, loin des hordes de touristes et des clichés que l’on croise trop souvent sur les réseaux. C’est tout simplement ma vision : celle d’un photographe qui revendique le mérite de montrer sa propre sensibilité.

Mémoire de houle – France 1

Monter à bord du France 1, c’est entrer dans un navire qui ne vogue plus, mais qui garde en lui le roulis du large. Ses coursives étroites, ses cabines figées, ses instruments usés racontent la vie de ceux qui, loin des côtes, veillaient sur la météo et la sécurité des marins. On devine leurs veilles nocturnes, leurs repas pris dans le bruit des vagues, leurs attentes face aux tempêtes invisibles.

Avant de sortir mon appareil, je laisse parler le silence. Je m’imagine marin, enfermé des semaines sur cette coque, le vent et la mer comme seuls horizons. Mes photos ne cherchent pas à être lisses : je les veux comme les images des vieux magazines de bord, granuleuses, limitées à quelques poses précieuses. À l’époque, chaque déclenchement avait le poids d’un souvenir, l’incertitude d’un instant fragile.

Alors je cadre les reflets sur le métal, les ombres dans les hublots. J’accepte le grain, le flou, le tremblement. Car le France 1, aujourd’hui amarré à La Rochelle, ne traverse plus les océans, mais il continue de porter en lui l’écho des hommes et du large. Mes images deviennent ce relais : un fragment de houle, de sel et de mémoire

“Ne perdez pas le fil… la suite arrive”